Ho toi, sonorité de la nuit
toi qui sporadiquement surgit

des tréfonds profonds de ton corps
rythmé, de plus en plus fort

tel un langage, que dis-je ... une alalie
un capharnaüm, qui jamais ne se finit

dans l'attente enfin d'un réconfort
soupirant, péniblement je m'endors

mais le souffle fort enfin tarit
sans pitié, aussitôt rugit

car ici, lui seul est le plus fort
haut, fier, bruyant et sans remords

seule expression de son droit de vie
peut être, sa terreur de la nuit finie

qui pour lui sonnera haut et fort
la brève existence de ce si bel inconfort

Et voici qu'à la fenêtre, le soleil luit
diminuant plaintivement, le phénomène fuit

en regret sans doute, mais vil et retord
il jurera revenir ... encore plus fort